Accoucher à domicile / Chapitre 4 Après la naissance …
La semaine dernière je vous contais les naissances de Jack (préparation pour un accouchement à domicile qui a finalement finit par un transfert) et de Sweet (accouchement à domicile tout en douceur)
Aujourd’hui Maybeegreen et moi revenons avec un article commun (toujours sur le mode question / réponse) pour essayer de vous faire partager notre ressenti suite à ces accouchements, sont-ils différents des précédents, que nous ont-ils apporté… ?
Voici donc le chapitre 4 : Après la naissance…
En quelques mots Maybeegreen qu’ont représentés tes AAD ?
Ces accouchements ont été les plus sereins avec pour accompagnante « notre » sage-femme si humaine, discrète, rassurante.
Je me suis sentie encore plus en phase avec mes bébés, plus respectueuse d’eux aussi.
Pour moi, mes AAD avec l’accompagnement global, représentent des naissances-accouchements normaux, en fait ! La physiologie est respectée, les personnes également : Celle-qui-Accouche, le Papa, la Sage-Femme aussi, et l’enfant Naissant bien sûr!
Et pour toi Vert Citrouille, qu’a représenté ton AAD ?
Mon AAD, car pour Jack cela a finit par un transfert, est synonyme de sérénité et de continuité. C’est cela que je souhaitais déjà pour la naissance de Jack, qu’il n’y ait pas de coupures entre le avant et l’après accouchement, mais que cette naissance fasse partie intégrante de notre vie. Cela ne s’est malheureusement pas passé comme ça, ce qui a été très douloureux pour notre famille.
Ma fille encore petite au moment de la naissance de son frère (23 mois) n’a pas compris pourquoi sa maman n’était plus là. J’étais triste de ne pas pouvoir la soutenir et la câliner pendant cette période difficile. Mon mari faisait du mieux qu’il pouvait mais il était aussi assez focalisé sur moi et le bébé, inquiet pour notre santé. Nous avons aussi eu des problèmes de garde à ce moment là, car la crèche parentale où allait notre fille était fermée pendant les fêtes et mes parents avaient du rentrer chez eux pour raison médicale. Nous nous sommes donc retrouvés seuls. Heureusement une fois rentré à la maison les choses sont vite rentrées dans l’ordre et nous avons pu reprendre notre petite vie.
La naissance de Sweet Dumpling a été au contraire si naturelle. Une naissance peut sembler être un évènement exceptionnel, mais pour Sweet cela était juste si simple, si « faisant parti de notre vie, de notre quotidien ». Le matin j’étais encore enceinte, le soir j’ai accouché, le bébé était maintenant là avec nous et la vie a continué. Le lendemain nous avons pris notre petit-déjeuner en famille, le bébé dans mes bras ou endormi dans son hamac près de nous. Un bébé élevé dès sa naissance au milieu des bruits de notre quotidien, des cris, des rires et des jeux de ses frères et sœurs. Cette continuité de la vie est bien pour moi l’élément le plus important de mon accouchement à domicile.
Maybeegreen, t’es tu sentie plus forte après ou était-ce pareil que tes accouchements en maternité ?
Je me suis sentie plus forte lors de mes AAD. Plus forte physiquement (voir l’anecdote où mon mari commente avec étonnement la force des femmes qui accouchent). D’avoir été plus active durant mes accouchements, j’ai ressenti la douleur autrement, tournée entièrement vers mes bébés à naître et non plus sur ma douleur. Ainsi la douleur n’est pas gommée du tout, mais comme on ne lutte plus contre, on l’accompagne comme des vagues qui mènent notre bébé vers nos bras ! Et ainsi, je trouve qu’elle est bien plus supportable, la seule qui ait du sens : ce n’est pas une douleur négative, mais une force qui conduit notre enfant et que nous pouvons aider en bougeant, en prenant des positions physiologiques et parfois antalgiques… Je me suis ainsi sentie plus forte par rapport aux autres « après-naissances », qu’on nomme post-partum , moins fatiguée et plus vite « rétablie ».
Je me suis sentie plus mère.
Je me suis sentie plus femme.
Je me suis sentie plus vivante ! Lors des passages de nos bébés de l’utérus et du vagin à l’air « libre » , nous passons en principe toutes (si on nous laisse le temps d’accoucher) par une « phase de désespérance » où nous avons vraiment l’impression intense que nous allons mourir, que jamais notre bébé ne pourra passer, que nous n’y arriverons pas ; mais sauf pathologie, nos bébés sont faits pour passer par là, et notre corps pour les y aider. Nous avons tendance à facilement oublier par la suite ces quelques minutes ou instants si forts de vie et de mort qui se rejoignent là. J’ai constaté qu’avec l’AAD, le fait d’être plus en phase avec la totalité de notre accouchement sans interférence, avec les deux personnes en qui nous avons le plus confiance au monde à cette période-là pour nous accompagner, nous permettre de vivre pleinement ce moment si important dans la vie tant pour nous que pour nos enfants, eh bien tout cela fait que lors de la « phase de désespérance » est venu pour moi (je ne sais pas si c’est le cas pour toutes les femmes qui vivent des naissances respectées dans leur physiologie et particulièrement dans leur intimité) la conscience fugace de cette puissance immense et si fragile à la fois, de la mort et la vie qui semble se rejoindre pour conduire notre enfant de son monde utérin jusques dans sa nouvelle vie : celle du monde extérieur. Rien de mystique là-dedans, même si je peux comprendre que cela peut facilement se ressentir ainsi pour certaines. Pour moi il s’agit juste de la force naturelle de la vie, ni plus ni moins. Une force qu’on minimise souvent et que la période de la maternité et de la naissance permettent de remettre à sa juste valeur si on prend le temps de les vivre sans complexes, si on accepte de rester soi-même tout en vivant de fait un changement gigantesque : être parent pour cet enfant-là, l’accompagner dans son chemin de vie jusqu’à ce qu’il soit en mesure de vivre sa vie de façon autonome, humaine et respectueuse de soi-même autant que d’autrui… Chaque enfant nous fait parent, petit à petit, nous cheminons aussi. Rien n’est tracé, c’est à nous, parents comme enfants, de faire nos choix, de les faire pleinement, consciemment, dès lors que nous nous acceptons de penser, acceptons de nous poser des questions et ainsi de faire des choix chaque jour de notre vie. Nos choix ne sont pas toujours les meilleurs, nos choix conduisent parfois à des évènements désagréables ou effrayants, mais parfois aussi ils nous conduisent à des moments merveilleux, et pour moi, pour mon mari aussi, les naissances à la maison avec notre sage-femme en accompagnement global ont été de ces moments merveilleux et inoubliables qui désormais font partie de notre vie et de notre force. Tout cela, je l’ai ressenti, perçu, pas pensé au moment de la naissance, car s’il y a bien un moment où l’on doit laisser de côté les réflexions et donner toute sa place à l’action et l’émotion, c’est le moment de la naissance!
D’avoir vécu cette expérience, par rapport à mes accouchements en maternité, je me sens entière.
Et toi Vert Citrouille, t’es tu sentie plus forte ?
Non. Peut-être est-ce étrange mais je ne me suis pas sentie différente après cette naissance, peut-être parce que j’ai toujours su que j’avais en moi cette force pour donner la vie, que ce petit-être porté neuf mois sortirait un jour de mon corps, que je n’avais pas à lutter contre, mais accompagner sa sortie, que mon corps était fait pour ça, que j’étais faîte pour donner la vie. En revanche je me suis sentie plus sereine, plus épanouie. En effet pour la naissance de Butternut il me restait après mon accouchement une amertume du « cela aurait pu être différent ». Pour Jack l’accouchement a été complètement physiologique, j’ai pu faire exactement ce que je souhaitais (positions, déplacements) et je n’ai eu aucune intervention (monitoring, perfusions…) J’avais enfin réussi à vivre un accouchement complètement naturel ou j’étais l’unique guide, avec mon enfant, de sa venue au monde. En revanche l’après naissance me laissait un goût plus qu’amer. Avec Sweet, j’ai enfin pu vivre la naissance de mon enfant dans une complète plénitude, que ce soit le pendant ou l’après.
Maybeegreen, Te sens-tu différente des autres femmes d’avoir vécu cette expérience ?
Je n’ai pas tellement l’impression de me sentir différente au premier abord… tant qu’on n’évoque pas les conditions de la naissance, en fait, c’est tellement simple une naissance à la maison, que c’est devenu la norme pour nous. Et c’est quand on nous parle de déclenchement, péridurale, lit d’accouchement, toucher vaginal répété, d’épisiotomie, de séparation maman-bébé etc… c’est là, qu’on se rend compte de la chance qu’on a d’avoir pu vivre deux naissances aussi respectées. Alors là, oui, on se sent un peu différents : privilégiés, en quelque sorte. Ne pas avoir à se battre pour faire respecter ses choix… Et on souhaiterait que chaque femme, chaque famille puisse avoir le choix de vivre une naissance aussi belle si elle le veut ! Car cela doit rester un choix, ce n’est qu’à cette condition que l’accouchement peut être physiologique et vécu avec un bonheur sans ombre.
Et toi Vert Citrouille tu te sens différente ?
Je ne me sens pas différente des autres femmes. J’ai donné naissance à mon enfant à la maison, d’autres le font à l’hôpital. Je suis devenue mère comme des millions de femmes. Mon vécu, mon parcours a fait qu’accoucher a toujours été pour moi un acte naturel et qu’assez vite j’ai pu me départir de mes peurs de ne pas y arriver, de ce besoin d’assistance qu’ont certaines femmes. Prendre conscience de ce qu’est réellement une naissance, prendre conscience de notre force, de nos capacités à donner la vie se fait plus ou moins rapidement selon les femmes. Certaines après un cheminement plus ou moins long y arriveront, d’autres n’y parviendrons jamais, car elles associeront toujours la naissance à un acte médical ou à la douleur et auront donc besoin de l’hôpital. Est-ce pour autant que je me sens supérieur à ces femmes ? Pas le moins du monde, car une naissance est avant tout un voyage : un voyage intérieur, un voyage personnel, une découverte de nos forces, de nos limites, et toute femme qui accouche fait ce voyage. Comment dire à une femme que ce parcours si difficile et douloureux parfois n’est pas le bon, qu’elle n’a pas choisi la bonne voie et que le mien est force de vérité ?
En revanche tout comme Maybeegreen je suis parfois excédée par le manque d’informations et la méconnaissance des femmes sur l’accouchement, la péridurale, comme si cette banalisation de la surmédicalisation, cette confiance aveugle en leur gynécologue, en l’hôpital leur avait fait oublier qu’un accouchement est avant tout l’histoire d’une naissance, une histoire entre elle et leur enfant.
Mais il me semble quand même, que ces dernières années les choses changent : des sages-femmes soutiennent les femmes et leur redonnent confiance en leur capacités, de futurs mères rédigent leur projet de naissance… Je crois sincèrement que les femmes sont en train de reprendre en main leur accouchement, qu’elles ne sont plus de simples spectatrices de la naissance de leur enfant mais pleinement actrices, même si parfois les hôpitaux et leurs protocoles font encore barrage.
Maybeegreen, as-tu l’impression que cela a changé quelque chose dans ton couple, ta famille ?
Cela a rendu mon couple plus fort avant, pendant et après ces accouchements à la maison. Nous avons décidé et vécu tout cela ensemble, en harmonie, sans rien imposer l’un à l’autre, juste en parlant à coeur ouvert de tout… Nous avons pris soin l’un de l’autre plus encore que lors des grossesses et des naissances précédentes. Mon chéri a été aux petits soins comme jamais après nos AAD, pour moi comme pour nos bébés nouveaux-nés et nos autres enfants. Il a pleinement pris sa place.
La fratrie est renforcée. Le fait de ne pas faire de coupure entre moi, le bébé et nos autres enfants et mon chéri, a permis aux aînés de ne pas ressentir de jalousie (ou presque pas) envers un bébé qui leur aurait dérobé leur maman pendant plusieurs jours et qui serait passé du statut invisible dans le ventre au statut intrus dans les bras… Le bébé était attendu différemment : les filles étaient pressées non pas seulement que le bébé naisse, mais elles espéraient ouvertement voir la naissance, même si je préférais à priori garder mon intimité… Et en fait, à chacun de mes AAD, par hasard, mes deux aînées ont assisté, la seconde lors de notre première naissance à la maison, à la sortie de sa petite soeur et la plus grande à celle de son petit frère, lors de notre second AAD : ce n’était pas fait exprès mais elles avaient des recommandations importantes au cas où, et elles ont été très discrètes et respectueuses, à tel point que je ne me suis rendue compte de leur présence qu’une fois mes bébés dans mes bras! Elle n’ont vu que la fin, le but ultime de la naissance, et toute puissante qu’ait été cette image, elles ont choisi de venir voir et n’ont jamais parlé de cette image comme choquante ou dégoutante ou effrayante pour elles (choses qui m’inquiétaient avant mon premier AAD) : elles ont tiré de cette expérience une image forte mais belle, et la joie qui se lisait sur leur visage ne laissait aucun doute là-dessus.
Notre famille en est ressortie plus soudée encore qu’après les autres naissances, plus confiante aussi en chacun de nous, et chacun plus confiant en soi et en ses propres capacités. C’est tellement simple quand on le vit, comparé à un accouchement en structure, que c’est difficile de mettre des mots sur cette non-cassure, cette continuité qui sur le moment et après-coup semble tellement aller de soi ! On accompagne juste la naissance de notre enfant, avec auprès de nous notre sage-femme expérimentée et pleine de bienveillance : la vie continue, le bonheur est simple et pur, nos coeurs « emplis de soleil » de cette expérience si enrichissante… Choisissons chacun de nos pas et puissions-nous vivre encore de nombreux moments aussi justes, simples, forts.
Et pour toi Vert Citrouille cela a-t-il changé quelque chose dan ton couple, ta famille ?
Comme je l’ai évoqué plus haut et comme tu le dis aussi si bien Maybeegreen, pas de changements, pas de coupures mais une continuité dans la vie de notre famille.
Je m’interroge parfois sur ce que cette naissance à la maison aura transmis à mes enfants ? So, notre sage-femme est née à la maison, comme tous ses frères et sœurs. Cette vocation de devenir sage-femme, d’accompagner les femmes dans la naissance de leur enfant elle la doit en grande partie à ce vécu. Je pense à mes filles, est-ce que cette naissance leur donnera toute confiance en elles, la certitude que mettre au monde un enfant est avant tout naturel. Est-ce que par ce choix je vais leur transmettre cette force que toute femme a et peut trouver en elle ? Et mon garçon dans tout ça qu’en retirera t-il?
Nous espérons que vous avez apprécié nous lire et que ces quatre chapitres vous en auront appris un peu plus sur ce que peut-être un accouchement à domicile.
Nous projetons d’écrire prochainement (toujours en coopération) un article sur toutes les questions financières et administratives liées à l’AAD : combien cela coûte t-il, assurance des sages-femmes, prise en charge sécu, mutuel, déclaration de naissance…
Pour aller faire un tour sur le blog de Maybeegreen : http://auxjardinsdumaternage.blogspot.com/









Merci pour ce beau billet… je m’y suis reconnue, sur certains passages.
« Je crois sincèrement que les femmes sont en train de reprendre en main leur accouchement, qu’elles ne sont plus de simples spectatrices de la naissance de leur enfant mais pleinement actrices »
Quand je vois le nombre le pourcentage de péridurale pratiquée à l’hôpital ou en clinique, je pense que tu te trompes complètement. On assiste à un matraquage du monde médical pour que ce ne soit surtout pas « naturel ». Les femmes ne reprennent pas du tout leur accouchement en main, ou alors si choisir sa date de césarienne, c’est se l’approprier, il y a un problème.
Je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi. Le projet de naissance n’existait pas encore il n’y a pas si longtemps, actuellement de plus en plus de femmes en font un. Les sages-femmes du cabinet où j’ai été suivi pendant ma grossesse ont pu noté que les femmes qui avaient fait la préparation à l’accouchement chez elle allaient souvent plus tard à la maternité qu’auparavant, le nombre de péridurale avait par conséquent diminué, ce qui prouve que quand la femme est informée et soutenue elle est tout à fait capable de prendre en main la naissance de son enfant.
Je connais aussi beaucoup de femmes qui après un premier accouchement décide que cette fois cela ne se passera pas ainsi, que cela se passera comme elles l’entendent. De plus en plus de femmes prennent aussi conscience des risques liées à la péridurale et se rendent compte que ce n’est pas une potion magique sans effet secondaire, de plus elle n’est pas toujours efficace. D’ailleurs voici quelques chiffres pour celles qui en douteraient encore :
Pour les primipares, des études scientifiques ont montré que le choix d’une péridurale réduisait les chances d’avoir un accouchement normal à moins de 50%
.
Taux de césariennes sans péridurale : 11.64%
Taux de césariennes AVEC péridurale : 24,87%
Taux de forceps sans péridurale : 2,48%
Taux de forceps AVEC péridurale :16,04%
Taux d’épisiotomies sans péridurale : 15,06%
Taux d’épisiotomies AVEC péridurale : 47,06%
Taux d’allaitement sans péridurale : 75%
Taux d’allaitement AVEC péridurale : 58%
Peut-être est-ce être trop optimiste que de penser que les femmes reprennent en main leurs accouchements, mais il me semble qu’une prise conscience est en train d’avoir lieu, doucement, même s’il est vrai qu’en parallèle il y a des femmes qui continuent vers cette surenchère de la surmédicalisation en faisant d’un accouchement une opération avec la césarienne de convenance par exemple.
Certains pays ont mis en marche ce changement comme au Canada et l’état français aurait tout bénéfice à suivre le mouvement car un accouchement à domicile ou en maison de naisssnce est bien plus économique qu’un accouchement en structure hospitalière. Mais il est vrai qu’en France les cliniques privées ont aussi une main mise importante sur la naissance et qu’elles sont aussi celles qui ont les taux de csariennes et de péridurales les plus important (histoire de gros sous bien entendus). Seul l’avenir nous dira vers ce à quoi nous tendons.
Merci pour vos témoignages!! Je me souviens m’être réveillée le lendemain de mon premier accouchement à la maison et m’être dit: PU*** TU l’AS FAIT!!! Et d’avoir ressenti un agréable sentiment de fierté, de mission accomplie… je n’en dis pas plus parce que j’ai un récit de naissance sur le feu pour les deux ans de mon GPL!!!
Merci pour m’avoir donné le courage d’enfin écrire cet article, à tes côtés Vert Citrouille, l’expérience est enrichissante et m’a enfin permis de ne plus attendre pour tenter un article parfait que l’on n’atteint jamais , mais de simplement relier nos connaissances et ressources avec nos émotions et notre expérience, pour un partage juste, sans fard et je l’espère touchant et exprimant l’essence de ce que nous voulions faire passer !
Je suis heureuse également d’apprendre à mieux te connaître et ta famille par nos échanges de mails et sur twitter qui nous a permis de nous « rencontrer »
Omak et Vert Citrouille, je dirais qu’à mon avis vous avez toutes les deux dans le mille : la surmédicalisation empire et dans le même temps des alternatives se développent… malheureusement comme l’écrit Michel Odent dans le Fermier et l’Accoucheur , l’ère post-industrielle de la naissance n’aura lieu qu’après une demande massive des populations … mais personne ne sait ce qui peut accélérer cette demande… et si l’on prend l’histoire de l’humanité, seule une crise d’envergure peut en être le dernier ressort, mais il est toujours possible d’accélérer le processus…
) !
Dans certains pays, le taux de césariennes avoisine les 90%, juste parce que c’est ce qu’ils savent le mieux faire : faut-il en passer par là pour comprendre l’absurdité du tout ou rien ?
J’espère comme Vert Citrouille, que non : des familles, des femmes et des hommes aussi, des sages-femmes mais aussi des obstétriciens, luttent littéralement au quotidien pour donner à la naissance, à l’accouchement, à la grossesse, aux bébés, aux mères et à leur famille une chance de vivre cette période en respectant la physiologie, en respectant l’humain…
Nous n’avons qu’une naissance, nous n’avons qu’une vie humaine… j’espère que nos témoignages auront contribué et contribueront à montrer que tout cela est possible, dans une famille « ordinaire » (si cela existe
Mme Déjantée, j’ai hâte de lire ton récit de naissance