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Sevrage abrupt, sevrage naturel ou grève de la tétée ?

 

Cela fait deux semaines déjà que j’aimerai publier un article sur le sevrage et c’est enfin chose faîte. Ce billet sera sans doute plus interrogatif qu’informatif. En effet le sevrage de ma petite dernière me pose beaucoup de questions. Est-ce un sevrage naturel, est-ce une grève de la tétée qui s’est éternisée ?

 

« Le mot sevrage vient du latin « separare », qui signifie « séparer ». Le sevrage de l’allaitement est une phase naturelle et inévitable du développement de l’enfant. Le sevrage peut signifier l’arrêt complet de l’allaitement lorsqu’il y a passage au biberon ou le début du processus graduel d’introduction d’aliments complémentaires dans le régime du nourrisson. L’introduction du tout premier aliment autre que du lait maternel constitue, par définition, le véritable commencement du sevrage. » (source : Le sevrage de l’allaitement,  Société canadienne de pédiatrie)

 

Pour mon aînée le sevrage a été plus ou moins voulu, à 5 mois je l’allaitait encore exclusivement et selon le médecin elle ne grossissait pas assez. Jeune maman un peu perdu, je ne savais plus quoi faire, nous avons donc tenté un biberon avec mon mari et quelle ne fut pas notre surprise de la voir se jeter dessus et l’engloutir sans en laisser une goutte. Bon… et bien elle avait l’air vraiment affamé la louloute… Quelques jours plus tard, j’apprends que je suis anémiée en fer, ceci expliquant cela, j’avais en effet moins de lait. Je ne me décourage pas pour autant et l’allaite en mixte jusqu’au jour de ses six mois où au moment de la mettre au sein elle l’attrape mollement puis le recrache. J’appelle mon chéri, lui explique la situation, il prépare un biberon et sans un regard pour sa pauv’moman anéantie, elle l’avale goulument. Me voilà seule, triste. Mon allaitement est fini. FINI. Me voilà avec des seins tout mous et vides… On a beau me dire que cela est parfait que j’ai fait ma part de travail, c’est un échec pour moi. Je me console doucement en écoutant les histoires de sevrages difficiles des copines qui essayent désespérément de donner un bib à leur bébé, je me convaincs doucement que finalement tout était parfait, que c’était le bon timing vu que j’allais reprendre le travail.

 

Et voilà que je suis enceinte, tous les espoirs sont de nouveau permis. J’allaiterai ce bébé. Je l’allaiterai plus de 6 mois. Je ferai attention de prendre du fer, je ne serai pas anémié tout sera parfait !

Malheureusement, la naissance de Jack ne se passe pas tout à fait comme prévu il est envoyé en néonatologie. Les premiers jours on refuse que je l’allaite. Je prends de l’homéopathie, je tire mon lait et finalement au troisième jour je peux enfin mettre mon fils au sein. Je l’allaite ! Nous avons réussi, il tète bien mon bonhomme. Il tètera pendant 14 mois.

J’ai bien remarqué depuis quelques matinées qu’il n’est plus très intéressée par le sein. Mon mari me dit que c’est peut-être le moment d’arrêter. Un matin je ne lui propose pas, il ne le réclame pas et ne le cherchera jamais plus. Je suis enceinte de notre troisième enfant.

 

« Lorsqu’une femme se retrouve enceinte alors qu’elle allaite encore, il est assez fréquent que l’enfant allaité se sèvre ou soit sevré à un moment ou un autre de la grossesse. Plusieurs phénomènes peuvent expliquer qu’il se détourne du sein (baisse de la lactation, changement de goût du lait) ou que la mère ait envie qu’il réduise voire qu’il arrête les tétées (douleurs des mamelons, sentiment de malaise pendant les tétées). Au point que certains se sont demandés s’il n’existait pas un mécanisme psycho-biologique prévu par la nature et poussant au sevrage chez les femmes enceintes. » (source LLL France)

 

 

Pour ce troisième enfant tout est parfait. J’accouche à la maison. Tout de suite ma fille attrape le sein et tète goulument. Un allaitement à la demande sans aucune difficulté. A cinq mois et demi elle commence la diversification, à 11 mois elle fait ses nuits. A 12 mois, elle ne demande plus le sein dans la journée et ne tète plus que le soir et le matin. A 13 mois elle boude sa tétée du soir et voilà qu’à 13 mois demi elle ne veut plus de sa tétée du matin, la seule qui nous restait.

Je suis partagée. Je pensais l’allaiter encore un peu. Mais si c’est le moment pourquoi forcer les choses ? Si je souhaite arrêter d’allaiter dans quelques mois et que je n’arrive plus à m’en sortir à ce moment là ? Sweet Dumpling sera sans doute mon dernier enfant, peut-être que mes difficultés à l’accepter viennent de là.

 

« Le sevrage naturel se produit lorsque le nourrisson commence à accepter des quantités et des types croissants d’aliments complémentaires tout en continuant à être allaité sur demande. En cas de sevrage naturel, le sevrage complet se produit généralement entre deux et quatre ans. » (source : Le sevrage de l’allaitement,  Société canadienne de pédiatrie)

 

Ce fameux sevrage naturel est censé arriver entre 2 et 4 ans (6ans pour la LLL France). Je me suis donc orientée vers une grève de la tétée. Déjà les informations trouvées varient, même au sein de LLL.

 

« La grève de la tétée est décrite comme un refus de téter chez un bébé de moins de un an. Il est rare en effet qu’un bébé se sèvre de lui-même pendant sa première année de vie. Généralement, un enfant qui se sèvre naturellement le fait graduellement sur une période s’étendant sur plusieurs semaines ou sur plusieurs mois. La différence entre la grève de la tétée et le sevrage naturel est que, contrairement à l’enfant qui fait se sèvre naturellement, le bébé qui fait la grève de la tétée est malheureux de cette situation. » (source : LLL Canada)

 

En effet la LLL canadienne précise que la grève de la tétée est un refus du sein chez un bébé de moins de 1 an alors que la LLL française ne dit rien sur l’âge. Lorsque j’ai lu les différentes informations sur la grève de la tétée cela ne s’appliquait pas à Sweet Dumpling. Elle a arrêtée progressivement les tétées, elle est d’humeur joyeuse, ne cherche jamais mon décolleté, et le matin n’a qu’une envie rejoindre son frère et sa sœur à table et s’envoyer tout comme eux une bonne grosse tasse de chocolat chaud ! Je crois bien que je dois m’y résoudre ma fille grandit !

 

Il n’y aura donc pas un sevrage naturel censé intervenir entre 2 et 4 ans, mais un sevrage naturel à 13 mois et demi.

 

Une autre question me turlupine. Un sevrage tardif vers 3 ou 4 ans est-il vraiment du fait de l’enfant ou de la mère ? N’est-ce pas la  maman qui consciemment ou inconsciemment refuse Est-ce que certaines mamans ne refusent pas consciemment ou inconsciemment le sevrage de leur enfant ? N’ont-t-elles pas laissé passer à un moment ou un autre le temps du sevrage naturel ? Si j’avais insisté et continué à donner le sein à Sweet Dumpling, ne serais-je pas encore en train de le donner dans 1 an ou 2 ?

Si cela ne dérange pas la mère, finalement où est le problème ? Mais j’ai quand même rencontré beaucoup de femmes qui ne savaient pas comment sevrer leur enfant ou se sevrer. Elles finissaient par arrêter au moment où elles atteignent le point de non-retour, comme s’ils leur étaient impossibles avant de refuser à leur enfant le sein, ce sein si bon pour leur petit bout, si bon pour elles.

Quand je vois mon amie qui met des pansements sur ses seins en disant à son fils de 27 mois qu’ils sont cassés, car elle n’a tout simplement pas su faire autrement ; quand cette autre copine me raconte qu’elle en était venue à se cacher pour allaiter sa fille de 4 mois car elle ne voulait pas que son fils de 3ans et demi les surprennent et réclament sa cinquième tétée de la journée ; quand cette copine me dit qu’il est dommage qu’elle ne puisse pas donner la tétée à sa fille de trois ans dans la rue après qu’elle est fait une comédie car le regard des gens lui pèse ; quand cette autre mère avec qui je visite un musée trimballe son fils de 27 mois en sling la bouche sur le sein pendant 2 h et que j’en parle à une autre mère et qui me répond « et ben s’il en a besoin ! » ; quand une sage-femme m’avoue avoir allaité sa dernière 3 ans et demi et qu’elle a arrêté le jour où elle s’est finalement rendu compte que cétait pour elle et non pour l’enfant qui lui faisait plaisir, je me pose beaucoup de questions.

 

Mes enfants ont été sevrés à 6, 14 et  13 mois et demi. Des sevrages finalement en douceur, qui respectaient leurs et mes besoins. Hormis le sevrage de mon ainée des sevrages heureux. Et maintenant qu’il n’y a plus la tétée est-ce pour autant que l’on est séparé ? J’ai beaucoup d’émotion quand je fais un câlin à mes enfants, que je les prends dans mes bras, que je leur caresse tendrement la tête, que je sens ma fille qui s’endort porté dans mon dos ou au creux de mon bras. Une longue histoire d’amour qui ne s’arrête pas avec le sevrage.

 

Et vous comment avez-vous vécu le sevrage de votre enfant ? Cela vous pose t-il question(s) ?

 

Sources et liens :

http://www.cps.ca/francais/enonces/CP/cp04-01.htm

http://www.allaitement.ca/main.php

http://www.lllfrance.org/

 

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22 Responses to “Sevrage abrupt, sevrage naturel ou grève de la tétée ?”

  1. la farfa dit :

    J’ai laissé un comm chez les VI (mais sous le pseudo de kawine)
    Dans mon cas, Surprise a été diversifié un peu avant ses 6 mois, comme il n’était déjà plus qu’à 4 repas par jour, en un mois, on est passé de 4 à 2 tétées. (le repas du midi et du 4heures étant remplacé par purée et panade).
    Vers ses 9 mois, il s’est mis à chipoter la tétée du soir, il était vite distrait, mettait longtemps avant d’être rassasié. (par contre, la tétée du matin se passait très bien et était vraiment un moment de douceur). J’avais le sentiment que ça se transformait un peu en lutte. On a alors pris la décision de le passer au biberon le soir. Et il l’a accepté tout de suite et a bien bu.
    Et trois semaine plus tard, il a décidé, du jour au lendemain, de refuser le sein le matin. Il a pleuré jusqu’à ce qu’on ramène un biberon (ce qu’on a fait assez vite, on a très bien compris le message, j’ai essayé de lui donner le sein 5 minutes et puis on est passé au biberon.)
    Bon, je n’étais pas prête psychologiquement. Mais avec le recul, il avait commencé, depuis quelques jours auparavant, à chipoter la tétée du matin aussi.
    Maintenant, je me dis que j’aurai peut être du essayer de l’allaiter le soir dans un lieu calme où il n’aurait pas été déconcentré au lieu de le passer au biberon à 9 mois. Mais peut être aussi que c’était le moment, tout simplement…

    • Vert Citrouille dit :

      C’est vrai que ce n’est jamais facile de savoir si c’est le bon moment ou pas, car même si notre bébé a l’air heureux, quand ce n’est pas ce qu’on s’était imaginé on est forcément déçu. Peut-être qu’on entend un peu trop qu’un sevrage naturel se fait après 2 ans et quand cela intervient plus tôt, on se dit que cela n’est tout simplement pas possible !

  2. Lily2b dit :

    Ma fille a refusé la tétée du soir, dernière qui nous restait, à un an et quelques jours.
    Au départ ça m a fait mal au cœur mais finalement tout s est passé comme je le souhaitais, c était sa décision.
    Depuis nous avons d autres moments de câlins, elle prend son biberon avec plaisir et c est l essentiel pour moi.
    Rien n est facile mais l important est que nos enfants soient heureux.

  3. Prune dit :

    Mon ainée a été sevrée à 18 mois, à mon initiative (j’étais enceinte et ça devenait pénible, et elle ne montrait pas particulièrement de motivation à réduire les tétées…)

    Ma seconde a 22 mois et tète encore, 2-3 fois par jour quand je travaille, et parfois un peu plus les week-ends. Je ne pense pas avoir « loupé » le moment où le sevrage naturel pouvait se faire… Tu parles de ce qui se serait passé si tu avais insisté pour continuer à donner le sein à ta fille, mais elle a spontanément réduit les tétées, ce qui n’arrive pas avec tous les enfants. Je n’ai jamais encouragé ma fille a continuer, au contraire, les suppressions de tétée ont souvent été à mon initiative. Je pense que chaque enfant est différent dans sa demande d’allaitement, et chaque mère dans sa façon d’y répondre.
    C’est déjà difficile d’être au clair sur sa propre situation, alors aller spéculer sur celle des autres pour savoir si ça aurait été différent ou pas si la mère avait agi différemment, ça me parait pas très utile, ni très pertinent. Les choses se font quand elles se font, on ne sait pas toujours pourquoi, l’essentiel étant de bien le vivre… Et je me demande quel serait l’accueil fait à une mère qui se permettrait de questionner ainsi les sevrages plus précoces que le sien ???

    Concernant la difficulté à sevrer un grand, moi je commence doucement à me poser la question de « est-ce que je vais la sevrer si elle ne le fait pas toute seule ? », « est-ce que je suis prête à aller au sevrage naturel s’il arrive vraiment tard (genre passé 3 ans, vu d’ici ça me fait un peu bizarre, quand j’y serai je ne sais pas…). Je n’ai pas encore de réponse, mais ça viendra.
    Je ne doute pas pour l’instant de ma capacité à la sevrer si j’en ai marre, je l’ai bien fait pour sa soeur (encore que… un certain nombre de choses a fonctionné chez sa soeur et pas chez elle). Les difficultés de sevrage d’un bambin, je ne nie pas qu’elles existent, ou que des situations telles que celles citées existent, mais je trouve que c’est une vision hyper réductrice de l’allaitement (très) long.
    Alors évidemment, l’enfant qui fait une crise en pleine rue parce qu’il veut une tétée, ça se remarque plus que celui qui ne tète plus à l’extérieur parce qu’il sait que ce n’est pas l’endroit pour sa mère (et je précise bien pour moi, honnêtement une mère qui veut allaiter sa fille dans la rue, ça ne regarde qu’elle). Donc c’est tellement facile de penser qu’allaiter longtemps, ça implique forcément ce genre de situation…

    • Vert Citrouille dit :

      « C’est déjà difficile d’être au clair sur sa propre situation, alors aller spéculer sur celle des autres pour savoir si ça aurait été différent ou pas si la mère avait agi différemment, ça me parait pas très utile, ni très pertinent. »

      Poser des questions est le but de cet article pour faire débat, pour avoir des témoignages de mamans, autre que ce j’ai connu. Peut-être que mes propos te dérangent, te choquent mais ils reflètent mes pensées, où j’en suis aujourd’hui.

      « Un sevrage tardif vers 3 ou 4 ans est-il vraiment du fait de l’enfant ou de la mère ? N’est-ce pas la maman qui consciemment ou inconsciemment refuse le sevrage de son enfant ? » Quand je pose ces questions ce n’est pas de la spéculation mais ce que j’ai vécu. Ces amies et ces mères qui allaitaient encore leur bambin au delà de 2 ans et demi allaitaient non plus par plaisir mais par « je ne sais pas comment arrêter » ou « je ne peux pas arrêter car c’est ce qu’il y a de mieux pour mon enfant. » Elles y parvenaient finalement au moment où elles atteignaient comme un point de non-retour, un raz le bol.

      La question du sevrage est une question difficile car est lié à une sphère très intime : la relation mère / enfant, elle n’est pas seulement du domaine du nutritionnel, mais de l’affectif, de l’émotionnel.

      Il m’apparait aussi que le sevrage n’est jamais vécu par la mère comme facile quel que soit la situation, peut-être car il est malgré tout « une séparation » et quel que soit l’âge de l’enfant, qu’il est 1 mois, 3 mois, 9 mois, 12 mois, 24 mois ou même 4 ans.

      « Tu parles de ce qui se serait passé si tu avais insisté pour continuer à donner le sein à ta fille, mais elle a spontanément réduit les tétées, ce qui n’arrive pas avec tous les enfants. » Je me pose beaucoup de questions par rapport au sevrage de ma fille, car j’ai tellement entendu dire qu’un sevrage naturel ne pouvait pas arriver avant 2 ans, que je me demande si c’était vraiment le moment.
      Lorsque j’avais parlé avec une maman qui pratique l’allaitement très long (coallaite ses filles de 3 et 5 ans parce qu’elles en ont besoin) que mon fils s’était sevré naturellement à 14 mois, elle m’avait répondu que cela n’était pas possible et que cela était simplement du au fait que j’étais enceinte. Et que se passe t-il pour ma fille de 13 mois et demi ? Elle se sèvre naturellement au même âge ? Pour elle ce n’est juste pas possible.
      Pourtant quand je lis les témoignages de Lily et Farfa il m’apparait que je ne suis pas seule. Je me sens pro-allaitement, mais je me demande si certains discours de la LLL entre autre ne nous culpabilisent pas lorsque nous n’atteignons pas cette fameuse date des 2 ans.

      • Prune dit :

        Je pense que quand on dit que le sevrage naturel intervient généralement entre 2 et 4 ans, c’est une moyenne, et que forcément il y aura une minorité de cas aux extrêmes, plus tôt ou plus tard… Sauf que les gens ont vite fait d’interpréter une moyenne généralement constatée comme une vérité absolue, ce qui est dommage…

        Je me dis aussi que vu la complexité du phénomène, de tout les paramètres qui peuvent influer sur un sevrage, et du fait qu’il n’y a pas de définition vraiment partagée par tous de ce qu’est le « sevrage naturel », je ne vois pas trop comment on peut affirmer avec certitude que tel sevrage n’est pas naturel, ou que tel autre l’est. Surtout quand on n’est pas la mère de l’enfant concerné.

        Je ne sais pas comment la LLL formule les choses, mais il me semble que leur discours, déjà pas toujours super nuancé, est souvent repris de façon encore moins nuancée par certaines mères, et que donc effectivement il faut savoir prendre cela avec recul, ce qui n’est pas évident quand on se sent remise en cause,…

        Maintenant oui, je me suis sentie assez agressée par tes questions, parce que retourner le problème de cette façon, je trouve ça injuste. Et aussi que ça fait plusieurs fois que j’entends et lis ce genre de discours et que je commence à saturer, mais là tu n’y es pour rien…
        Encore une fois je ne remets pas en question la réalité des situations que tu as observées, mais ce qui me dérange c’est que ce soit généralisé à l’ensemble des mères qui allaitent longtemps.
        C’est peut être pinailler, mais pour moi ce n’est pas pareil de se demander « N’est-ce pas la maman qui consciemment ou inconsciemment refuse le sevrage de son enfant ? » ou « est-ce que CERTAINES mamans ne refusent pas inconsciemment ou consiemment le sevrage de leur enfant? » Auquel cas, oui certaintement, ça doit parfois arriver… mais arrêtons de faire de l’exception pathologique une pseudo norme…

        Il me semble que c’est à peu près du même ordre que de veiller à dire que « la PLUPART des enfants ne se sèvrent pas naturellement avant 2 ans », ce qui permet d’éviter de culpabiliser les mères dont l’enfant s’est sevré naturellement avant… et aussi d’éviter de donner à pense qu’il s’agit de choses absolument certaines, alors qu’en réalité, personne ne sait vraiment …

        • Vert Citrouille dit :

          Je suis tout à fait d’accord avec ce que tu dis. Je vais modifier ma question qui était peut-être formulé maladroitement.

          Cette question de sevrage naturel comme tu l’as compris me tracasse, m’interpelle, m’interroge. C’est pourquoi j’ai écrit cet article, pour échanger, mieux appréhender cette question. J’ai découvert depuis à peine 1 an que certaines femmes allaitaient au delà de 2ans et demi trois ans leur enfant. Avant je ne m’étais jamais posé la question. Je ne peux pas imaginé ma fille de 5 ans au sein, pour moi cela est inconcevable et quand j’ai demandé à cette mère pourquoi elle l’allaitait et que la seule réponse possible était :  » bah si elle en a besoin  » cela m’a dérangé. Elle en a besoin pour quoi ? Au niveau alimentaire, à cet âge, pas vraiment. Affectivement parlant sans doute, mais si elle a besoin d’être sécurisé les bras, les câlins de ses parents ne suffisent-ils pas ? Ce que j’essaye de comprendre c’est quelle relation s’établit entre la mère et l’enfant avec un allaitement long et pourquoi le sevrage n’est pas intervenu plus tôt. Mais peut-être est-ce trop demandé, car peut-être que les mères elles-même ne savent pas, peut-être que je touche à une sphère trop intime… Je ne sais pas et je m’interroge.

          Allaiter un enfant de 22 mois ne me parait pas étrange, et je ne pense pas qu’à cet âge on est loupé un quelque moment de sevrage… Mon interrogation est plutôt lié au sevrage d’enfants approchant et dépassant les 3 ans. je me demande aussi sur quelles études ou observations se basent les personnes qui affirment que le sevrage naturel intervient entre 2 et 4 ans (6 ans selon la LLL). Toujours beaucoup de questions ! :)

          Merci de tes commentaires et de ce pas je vais changer ma question !

          • Prune dit :

            Pour l’âge du sevrage naturel, je ne sais pas non plus sur quoi ils se basent… d’autant qu’en France ça doit être compliqué de réunir un échantillon représentatif… Mais ça m’intéresserait de savoir. Après il faut aussi partir sur une définition commune du sebrage naturel. On m’a déjà sorti que dans mon cas ce n’est pas un sevrage naturel car je n’allaite pas à la demande (je travaille… et puis j’ai sevré la nuit aussi)

            Après pour l’âge « limite », c’est propre à chacun et complètement subjectif… et plus on en est loin plus on trouve ça bizarre. Je n’avais jamais imaginé avant d’avoir des enfants les allaiter si tard. Je n’ai pas changé d’avis du jour au lendemain, c’est juste que chaque jour qui passe je me dis que ça nous convient de continuer.
            Et pour la question des besoins, je ne sais pas si c’est forcément une bonne façon de le formuler parce qu’il existe toujours de multiples façons de répondre à un même besoin. Là où toi tu donnerais un calin, ton amie donne une tétée, qu’est ce que ça change au final ? Ca change juste que toi tu trouves ça bizarre pour un enfant de 5 ans, en même temps ce n’est pas ton enfant… En raisonnant comme ça, on pourrait se dire qu’on peut combler les besoins affectifs d’un nouveau né en lui faisant des calins, et ne pas allaiter du tout aussi.

            Il n’y a pas d’âge « idéal » du sevrage, il n’y a que des limites qu’on se fixe toutes, qui sont toutes différentes et toutes subjectives. Et je crois que si on a du mal à « comprendre » ce n’est pas que c’est trop intime, c’est que c’est trop irrationnel. Il n’y a rien à comprendre, certaines trouveront ça bizarre d’allaiter un enfant de 5 ans, d’autres trouveront ça bizarre d’allaiter un enfant qui marche, un enfant qui a des dents, un enfant qui a plus d’un an… D’autres trouvent même bizarre d’allaiter tout court lol

  4. Bon alors puisque le temps est aux confidences, je vais vous raconter globalement ce qui s’est passé pour moi…
    J’ai sevré l’APA vers 9 mois, d’abord parce que je ne supportais plus le regard culpabilisant de ma mère (quoi??? tu voudrais qu’il marche ET qu’il tète encore???!) ensuite parce que je voulais reprendre une contraception orale (et pas la pilule à prendre à heure fixe sinon tu tombes enceinte..). Il ne tétait déjà plus que matin et soir, un soir je lui ai proposé un biberon qu’il a avalé sans rien dire… Ce fut terminé!
    J’ai allaité la Princesse jusqu’à 22 mois… 2 mois avant la fin, je pleurais toutes les larmes de mon corps en pensant que JAMAIS je ne trouverai le chemin vers le sevrage et j’étais déchirée en pensant à la fin de ce beau moment entre nous deux… finalement, c’est le désir d’avoir un autre enfant, de « faire la place » qui m’a aiguillée, un mois avant de tomber enceinte, au moment où elle allait réclamer sa tétée, je lui ai dit: « mais tu es grande, tu ne veux pas qu’on se fasse un gros câlin?? » Elle a été d’accord et on a remplacé notre dernière tétée du soir par un gros câlin du soir…
    Pour PMH ce fut différent, il a tété jusqu’à 1 an… mais j’étais enceinte de 4 mois, épuisée, n’ayant quasiment plus de lait… je me suis presque forcée à tenir jusque là pour ne pas me laisser le sentiment de l’avoir « sacrifié »… en réalité, je me sentais déjà assez coupable comme ça d’être retombée enceinte si vite après sa naissance… Il n’a pas protesté quand ça s’est terminé, d’autant que ça n’était plus vraiment un bon moment ni pour lui ni pour moi….
    Quand à GPL, il tète toujours!!! Il m’a fait au moins deux grèves magistrales de la tétée, et pourtant il avait plus d’un an!!! La plus dure eu lieu cet été où, brutalement il s’est mis à dire NON! quand je lui proposais le sein… j’ai beaucoup douté, je me suis beaucoup questionnée… sauf qu’il était malheureux, pleurait et s’énervait pour s’endormir… quelque chose dans ma tête s’est dit: « si ça doit finir, ok, mais pas comme ça, pas sur un malentendu…! » Alors, j’ai remis en question tous nos rituels d’allaitement, je lui ai proposé de dormir avec nous quelques nuits, et finalement, il s’est apaisé… et à recommencé à téter! J’en ai conclu que ça n’était pas le bon moment… aujourd’hui, je sais que j’aimerai qu’il se sèvre, mais je voudrais surtout que ça ne soit pas une souffrance, qu’il fasse cela quand il sera prêt..on verra bien!!

    • Vert Citrouille dit :

      Oui c’est cela l’essentiel que cela se passe sans souffrance. Ma fille est heureuse et c’est là l’essentiel. Quant à moi, je suis partagée entre :
      - la tristesse de cette « séparation » qui c’est finalement faite plus vite que ce que je pensais,
      - le soulagement que ce sevrage se soit si bien passé
      - et la joie de retrouver mon corps, une certaine « liberté ».

      Quand à la culpabilité, elle m’a effleuré lorsque j’ai pu lire que le sevrage naturel avait lieu plus tard et que j’avais peut-être inconsciemment crée cette situation… Mais elle est vite partie. Je pense que ce sentiment était plutôt lié à cette tristesse… Comme faire son deuil, le deuil de l’allaitement.

      Émotions ambiguës donc.

  5. May bea Green dit :

    Bon ben voilà, Mme Déjantée a résumé ce que je voulais dire ! Malin…

    Donc plutôt que de raconter mes propres allaitements, je dirai : chaque enfant a ses propres besoins, une fois passé les un an, et sauf soucis de santé, pourquoi ne pas simplement respecter ces besoins, en tenant aussi compte de nos propres besoins à nous, mères, mais comme tu dis Mme Déjantée, pas de sevrage en souffrance, qui risque de créer une distance involontaire… juste une autre façon de vivre ensemble, de s’adapter, comme la grossesse ou la naissance sont un moment d’adaptation, le sevrage en est un autre, très fort aussi bien souvent, alors du moment que chacun est heureux, chacun devrait faire ce qu’il ressent comme étant le mieux pour son enfant, qui ne sera pas la même chose pour un autre de ses enfants, et c’est très bien comme ça, non ?

    Perso, mon 5e, qui est en principe mon dernier aussi, comme toi Vert Citrouille, j’aimerais bien depuis cet été le sevrer la nuit, et il a 22 mois et je n’ai toujours pas réussi, donc je réessaye régulièrement, je sais que ça marchera un jour, qu’il sera prêt, comme sa soeur qui est née à la maison aussi a été un jour prête et cela s’est fait sans pleurs, presque sans qu’on y fasse attention ! Le fait est que le sevrage naturel à mon avis ne peut avoir lieu que si les deux parties sont d’accord, mère et enfant! Le tout est de savoir si ce qui t’ennuie Vert Citrouille est que ton enfant n’ait peut-être plus envie (tu dis qu’il ne semble pas en souffrir, et il fait déjà ses nuits depuis quelques temps, sans que ça aie changé quelque chose), ou bien que toi tu aurais peut-être aimé continuer encore un petit peu et que l’arrêt de l’allaitement se fasse au contentement de tous les deux ?
    Je te laisse sur cette interrogation qui peut-être t’aidera à trouver ta propre réponse, pour toi et ta fille !? ;)

    • Vert Citrouille dit :

      Je pense que j’ai été comme surprise par ce sevrage qui c’est passé justement si simplement et si rapidement, je ne l’ai pas vu venir. Doucement je me fais à l’idée même si une petite pointe de tristesse de temps en temps apparait. En revanche, lorsque je me dis que cela fait presque 6 ans que je partage mon corps avec mes enfants entre grossesse et allaitement cela me parait tout simplement incroyable (incroyable car c’est presque 6 ans que j’ai vécu étaient tout naturel, mais cela fait quand même presque 6 ans!!) et je pense qu’il est temps que je redevienne « complètement à moi ». Phrase étrange, mais je ne sais tout simplement pas comment exprimer ma pensée !

  6. Vert Citrouille dit :

    Merci à toutes pour vos témoignages et commentaires qui m’ont permis d’y voir un peu plus clair et de faire le point sur ma situation et mes ressentis.

    Comme le disait Mme Déjantée dans son commentaire sur les VIs il est dommage que les femmes ne trouvent pas plus de conseils et de soutiens au moment du sevrage de leur enfant. En effet on trouve dans les livres ou sur la toile beaucoup d’articles sur la mise en route de l’allaitement, quelques-uns sur le sevrage dit « abrupt » d’un petit (vers 3 mois par exemple), mais rien ou si peu sur le sevrage de bébé / bambin plus grand. A part lire que ce fameux sevrage naturel a lieu entre 2 et 4 ans (6 pour LLL), pas d’autres infos, mais comme le dit si bien Prune il n’y a pas d’âge idéal, cela est propre à chacun et l’essentiel est bien comme le dit Mme Déjantée que l’enfant ne soit pas en souffrance mais aussi de respecter ses besoins de mère et de femme (Maybeegreen).

    J’espère que cet article et les commentaires qui en découlent aideront d’autres femmes à faire le point, se déculpabiliser et y voir plus clair car c’est bien le but !

  7. cocotte dit :

    Merci!

    Génial ce post, induisant de vraies questions sans invoquer de vérités absolues…
    Il est vrai que les infos n’abondent pas tant que ça. J’ai pu déculpabiliser un peu au regard de certains de vos propos: mon loulou de 9 mois tout rond a amorçé une belle grève de tétée il y a 10 jours. Peau à peau, bains, portage, présentation du sein à tout moment de la journée, voir même pendant son sommeil, cododo, tentative debout, en le berçant, dans d’autres lieux, longs discours… rien n’y fait, bébé s’énerve et me repousse. Alors j’ai pris la décision de stopper, là cette belle aventure, je ne souhaite pas entrer en conflit pour continuer à tout prix! Une animatrice LLL m’a dit de « continuer les efforts » (quelle drôle d’expression), de ne pas laisser tomber, elle insiste sur le fait qu’un sevrage est impossible, mais au bout de 10 jours… Et si bébé voulait bel et bien arrêter, lui qui est si indépendant déjà, cherchant à faire beaucoup de choses tout seul. Pourquoi sinon me repousserait-il de façon si catégorique et pendant si longtemps? La situation me peine énormément mais lui n’a pas l’air traumatisé de ne plus téter au sein…
    Alors oui, faisons ce qui nous semble le mieux pour nos enfants (ce qui est souvent différent de ce que nous envisagions avant), sans tomber dans les généralités. Et cessons de se juger les uns les autres.

  8. Daria dit :

    J’ai allaité mon fils jusqu’à 2 ans tout pile. En ce qui me concerne, c’est un sevrage naturel. On aura beau me dire que c’en est pas un parce que c’est un peu tot pour moi c’en est un. Pour moi il a été très progressif, ca a duré bien 3-4 mois entre le moment ou je me suis dit « là c’est bientot fini » et la dernière tétée. Je l’ai bien vécu, j’étais prête, mais je ne l’ai pas poussé à se sevrer, comme je n’ai pas insisté pour continuer. Petit à petit, distrait par d’autres choses, il n’a plus réclamé la tétée de retrouvailles le soir. Puis, il ne restait plus que celle du matin. Puis il a fini par ne plus réclamer certains matins non plus… et ca a duré plusieurs semaine comme ça. Alors est-ce que j’aurais pu insister pour que ca dure plus longtemps : oui certainement. Est-ce que si je n’avais pas travaillé et que j’étais 24h/24 avec mon fils, il aurait été plus accro à la tétée, et donc aurais mis plus de temps à s’en détacher : probablement. Mais ca n’en reste pas moins pour moi un sevrage naturel. Parce qu’il s’est fait en douceur pour lui comme pour moi et c’est bien là l’essentiel ;)

  9. Super ce billet ! Mon deuxième aussi s’est sevré tout seul vers 14 mois, j’avais repris le travail, il ne tétait plus que matin et soir, puis plus que matin ; ensuite il voulait un biberon de lait comme son frère et puis il n’a plus réclamé à téter. Bref tout en douceur pour lui et pour moi ; je ne sais pas si on peut parler de sevrage naturel ou pas mais en fait je m’en fous ! ça nous a bien convenu et c’est ce qui compte ;-)

  10. Vert Citrouille dit :

    @ Cocotte. Je trouve parfois les membres de la LLL un peu « too much ». Ma Sage-femme qui est pourtant pro-allaitement, pro-maternage, leur reproche parfois de n’avoir comme réponse que l’allaitement, alors qu’un bb n’a pas toujours besoin que du sein. Je sais qu’en France beaucoup de femmes n’allaitent pas ou pas encore très longtemps mais ce n’est pas pour cela qu’il faut tomber dans l’extrême inverse. « Continuer les efforts » et rendre bb malheureux, oui cela est vraiment étrange ?!

    @Daria et @ Poule Pondeuse, je pense que plutôt de parler de sevrage naturel, car finalement qu’est-ce réeelement un sevrage naturel, nous devrions parler de sevrage heureux, nouvelle expression à créer. je vous propose cette définition : le sevrage heureux est un sevrage en douceur qui ne met pas en souffrance le bébé et qui respecte les besoins de la mère. Et quand je vois tous ces témoignages nous avons donc vécu des sevrages heureux qu’ils soient naturels comme le dit la Poule Pondeuse : « on s’en fous!!!! » ;)

  11. [...] Vert Citrouille aborde la délicate question du sevrage de l’allaitement au sein. Délicate car qui ne se pose pas de question à ce sujet (à part les mères qui donnent le biberon, bien entendu) ? Délicate car qui n’a pas lu qu’un sevrage avant deux ans est un sevrage imposé par la mère ? Délicate car qui n’a pas de mal à se sevrer des tétées données à son enfant ? Délicate car qui ne s’interroge pas sur les signes qu’il faudra interpréter comme le moment où l’enfant ne veut plus téter ? L’allaitement au sein est souvent source de culpabilisation maternelle : au début on a peur de la prise de poids, ensuite de la croissance globale, parfois de la diversification, ensuite des tétées en public car l’enfant a plus de 6 mois (ou 3 mois selon les milieux), ensuite du sevrage. [...]

  12. drenka dit :

    Bin moi je suis bien d’accord, j’ai beaucoup de difficultes avec le sevrage (il est tres rassurant de lire le temoignage de Mme Dejantee sur le sevrage de sa princesse!).
    Je dois sevrer mon bebe parce que j’ai des soucis de fertilite. que j’ai eu mon premier bebe par FIV et que je souhaite avoir un deuxieme bebe assez vite vu mon age. Les traitements FIV ne sont pas compatibles avec l’allaitement (et l’allaitement diminue les chances de succes).
    Il a 20 mois. C’est un allaitement qui ne nous gene pas dans la vie de tous les jours, il va a la creche 3 jours par semaine et tete a 5 heures pour le gouter puis le soir pour s’endormir, et a la demande de facon un peu anarchique les autres jours. Il prend le biberon sans probleme, la tetee est plus un moment de calin que de nourrissage (comme une tetine, il refuse la tetine par contre).
    Donc j’ai tente de lui expliquer qu’on devrait arreter parce que maman allait prendre des medicaments et que ces medicaments n’etaient pas bon pour lui, pour qu’on essaie de faire un petit frere ou une petite soeur.
    J’alterne les moments ou c’est un dechirement pour moi parce que normalement c’est un moment de grande douceur, et les moments ou je n’en peux plus, parce que des que je refuse une tetee il est frustre et il en reclame en hurlant toute la nuit et toute la journee, ce qui pour moi est insupportable (et extremement fatigant).

    Donc comme Mme Dejantee je suis un peu dans un moment ou je me dis que je n’en verrai jamais la fin… Et dur dur de trouver des conseils qui ne soient pas extremes, d’un bord ou de l’autre « C’est toi qui decide quand meme, ce sont TES seins, ce n’est pas lui le chef » ou bien « S’il en a encore besoin, c’est que de toute facon il n’est pas pret pour avoir un petit frere ou soeur, tu le rends malheureux ». Les deux etant culpabilisant pour moi bien entendu!

    • Chryseis dit :

      Bonsoir,

      Une FIV ou PMA est possible avec l’allaitement. J’apporte là une information.

      Mais je comprend ton choix.

      Certes ceux sont tes seins, ce n’est pas à bébé de décider, mais des choses peuvent être faites pour le sevrage. Instaurer les tickets à téter. BB peut trés bien les visualiser et comprendre. Donc tu choisis le nombre de TT max par jour (4 hors tt du matin ou du soir), et semaine après semaine tu retires 1 ticket :D ;)

      Courage

  13. Chryseis dit :

    Je voudrais juste apporter une précision.

    Si le bb sevré du sein, continue à prendre du lait au bib, on ne peut considérer que celui ci est sevré.

    Un sevrage est un arrêt complet de la succion de la part de bébé ;)

    Je tiens juste à préciser, que je ne souhaite aucunement culpabiliser les mamans.

    Cordialement

    • Vert Citrouille dit :

      Merci pour les précisions ! ;)

      Chez nous bébé est sevré vu, qu’après son refus du sein, elle est passée directement à la tasse et n’a donc jamais connu le biberon ! ;)

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